• Accueil  /
  • ACTUS   /
  • Réforme de l’administration : 15 mesures urgentes avant fin 2017
Réforme de l’administration : 15 mesures urgentes avant fin 2017 Mohamed Ben Abdelader a livré un ensemble de 15 mesures Full view

Réforme de l’administration : 15 mesures urgentes avant fin 2017

La réforme de l’administration fait l’objet de toutes les attentions. Le dernier Conseil de gouvernement y a consacré une bonne partie de ces travaux, et à cette occasion, Mohamed Ben Abdelkader, ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de la Réforme de l’Administration et de la Fonction publique a livré un ensemble de 15 mesures juridiques et de gestion à appliquer avant la fin de l’année en cours. Les détails.

L’amélioration de la relation administration-citoyen, la valorisation du capital humain et la consolidation des mécanismes de gouvernance en améliorant l’organisation sont les trois axes de l’action que compte déployer le ministère de la Réforme de l’Administration et de la Fonction publique.

Les mesures qui doivent être déployées avant la fin de l’année sont au nombre de 15, dont 9 mesures d’ordre juridique et 6 en relation avec la gestion intéressant différents domaines, dont l’amélioration des services publics, le renforcement des compétences des ressources humaines et leur motivation, la réhabilitation des services publics et la promotion de la politique de décentralisation, de coordination et de transversalité.

Au niveau juridique, ces mesures concernent la publication de décrets visant l’amélioration des services publics, la charte de décentralisation administrative, la certification des copies et des signatures et la mise en place une commission interministérielle pour appliquer les stratégies de la réforme de l’administration, la mise en place de formulaires de réclamation d’avis de réception et d’un portail national commun de réclamation, accès aux informations interministérielles, lancement d’une cellule test pour le bon accueil des services de proximité, révisions des décrets concernant l’affectation vers de nouveaux postes de hauts fonctionnaires ainsi que l’affectation vers les postes de responsabilité pour une professionnalisation du service public grâce à un nouveau système de contractualisation, ouverture de consultations nationales autour de la révision du système de la fonction publique… Autant de mesures qui réconcilier le citoyen avec l’administration, à réduire la bureaucratie dans les différents départements, à améliorer la décentralisation et à introduire des notions de performance chez la fonction publique. Ces mesures visent également l’amélioration de l’efficacité de l’Etat dans la gestion de ses ressources budgétaires et humaines. Le gouvernement El Othmani réussira-t-il là où ses prédécesseurs ont peiné à concrétiser leurs objectifs ?

Pour rappel, la réforme de l’administration publique est une préoccupation de tous les gouvernements successifs depuis la création d’un ministère dédié en 1998. La lettre adressée en 2002 par le roi Mohammed VI au premier ministre de l’époque Driss Jettou avait permis de remettre sur les devants de la scène cette question. Le gouvernement Benkirane avait également lancé en 2013, une “stratégie nationale de la modernisation de l’administration”. On se rappelle également que la Banque mondiale avait accordé un prêt de 73,3 millions d’euros destiné à appuyer le programme de réforme de l’Administration Publique (PARAP), et qui devait être mis en œuvre pour les années 2010-2013.

Écrit par Khadija Alaoui

Articles liés

Leave a comment